08/10/2017

Le bio c’est pour tout le monde!

Durant cette semaine, l'actualité a mis en lumière le dossier de la production bio en France et en Suisse. Chez nos voisins, Stéphane Travert, le ministre de l’Agriculture, a supprimé les aides au maintien de l’agriculture bio dès 2018, avec l’accord tacite de Nicolas Hulot, le très médiatique défenseur de la nature. Le ministre veut confier au marché privé le maintien de l’agriculture bio, ne se préoccupant que des recettes fiscales à venir.

Tous les agriculteurs français qui se sont convertis au bio vont être touchés. Mais, surtout, le gouvernement Macron confirme son asservissement aux lobbies de la chimie et de l’agro-industrie. D’un côté Macron fanfaronne sur le rôle de la France dans la lutte contre le réchauffement climatique, et de l’autre il supprime un des leviers les plus efficaces à court terme, la suppression des engrais azotés, première source des gaz à effet de serre en agriculture.

Chez nous, en Suisse, nous avons appris que le marché bio a dépassé pour la première fois les 2,5 milliards de francs. La proportion de bio par rapport à l’ensemble du marché alimentaire a atteint 8,4%. Toujours plus de consommateurs se décident pour le bio, prenant ainsi leurs responsabilités vis-à- vis de l’environnement et leur santé.

J’aime et je soutiens l’agriculture biologique et le bio c’est pour tout le monde! L’agriculture chimique pollue et coûte extrêmement cher à la société (traitement des pollutions, santé publique, dégradation de l’environnement, perte de biodiversité, réchauffement climatique…) tandis que l’agriculture biologique participe, elle, à la restauration de l’environnement. Elle favorise la santé publique, en protégeant la population affectée par les pesticides.

Espérons que l’exemple français ne donnera pas de mauvaises idées à quelques politiciens en mal d’économies stupides. Le principe des paiements directs dans l'agriculture est un des éléments de base de la politique agricole défendue par le Conseil fédéral et l'Office fédéral de l'agriculture (OFAG). Il aide l'exploitant qui inscrit l'ensemble de son exploitation à la reconversion à la culture biologique. Bravo la Suisse !

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Commentaires

Le bio est trop cher ... Et est ce bien sans pesticides, sans chimiques, sans ... ?

Écrit par : Sylvie RG | 08/10/2017

Je suis tout à fait d'accord sur ce point Sylvie. Le Bio c'est effectivement plus cher. Personnellement, je vais 1 fois par semaine chercher mes légumes à l'union maraichère. pour le reste, je prends quelques produit bio à la migros, en regardant bien l'origine de ceux-ci.

Écrit par : Marie-Agnès | 09/10/2017

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