• Travailler à Genève : la double peine pour les jeunes

    Il y a quelques temps, sur Léman Bleu, j’ai écouté attentivement le député Philippe Morel (PLR) nous confier ses inquiétudes pour tous ces jeunes, résidents à Genève, qui ne trouvent pas d’emploi au terme de leurs études et apprentissages. Il a évoqué, sur la pointe des pieds, une remise en question de la libre circulation que son propre parti soutient avec entêtement.

    La situation des jeunes est très préoccupante et il suffit de s’intéresser un peu à leur sort pour comprendre l’ampleur du problème. Qui n’a pas dans son entourage un frère, une cousine ou un neveu en recherche d’emploi ?

    Je reste surprise de ne trouver aucune statistique quantifiant cette catégorie de la population sans travail. Nous savons qu’environ 10% des dossiers traités par l’Hospice général sont des jeunes sans emploi, soit quelques 2'000 personnes. Ce sont pour la plupart des jeunes hommes, vivant dans les grandes communes (villes) et chez leurs parents, les trois quart d’entre eux sont sans formation professionnelle.

    Coté universitaire, c’est sensiblement la même proportion qui ne trouve pas d’emploi, soit 10%. Je me demande qu’elle est la véracité de ces chiffres, soupçonnant un certain nombre d’entre eux issu de milieu aisé et prenant leur mal en patience tout en vivant sur le dos de leurs parents avant d’émerger dans l’une ou l’autre statistiques de l’emploi. N’oublions pas qu’un jeune adulte majeur et formé ne peut plus être inscrit comme enfant à charge dans les impôts de ses parents et ceux-ci subissent une réelle perte financière.

    Pour rester dans le domaine des statistiques, notre canton s’illustre à nouveau. La moyenne suisse se situe à 4,8% de diplômés sans emploi alors que pour Genève, ce chiffre grimpe à 9,6% et pour les jeunes sans emploi, les chiffres sont bien pire : 9% pour la Suisse et… 17% pour Genève.

    Pourquoi tant de jeunes, qu’ils soient diplômés ou non, peinent à trouver un emploi sur la place genevoise alors que tant d’étrangers trouvent un emploi ? Pourquoi avoir peur de dénoncer la libre circulation comme principale raison de cette détestable situation ? La concurrence de 500'000 travailleurs, prêts à travailler sans discuter le salaire, remplaçable et donc parfait pour bon nombre de patrons, multinationales comprises, est devenue insupportable pour de nombreux jeunes et moins jeunes. Les chiffres ne souffrent d’aucune excuse : vivre à Genève est deux fois plus compliqué que dans le reste de la Suisse. De là à  dénoncer nos autorités comme deux fois plus bête que leurs homologues suisses, il y a un pas qui est tentant de faire… 

  • Je me présente au Conseil National

    Au Conseil national, je veux contribuer à l’amélioration de la vie des Suissesses et des Suisses. Je suis issue d’une famille nombreuse, de classe moyenne, et je suis totalement consciente des difficultés que beaucoup d’entre vous rencontrent, tout ce qui fait malheureusement partie de notre quotidien. Proche de la réalité et des citoyens, je serais une élue UDC combative et authentique.
     
    Au cœur de ma campagne est la famille ! J’ai la conviction que toute civilisation qui se respecte repose sur la cellule familiale. Cette institution est sans cesse attaquée. Étant femme de droite, je souhaite plus que tout revaloriser la mère de famille, trop longtemps rabaissée par la gauche et oubliée par les partis bourgeois. Je pense que toutes les femmes doivent avoir le libre choix de leur vie, sans avoir honte ni de travailler, ni de rester à la maison pour élever leurs enfants. Mais aujourd'hui choisir de se consacrer à ses enfants fait de la femme au foyer la grande perdante dans notre société. Par exemple, elle ne cotise pas durant la période consacrée à ses enfants et sa retraite sera minime. Quelle injustice ! C’est pour cela que je proposerai, si je suis élue, que les femmes au foyer puissent cotiser à l’AVS, via la caisse de l’assurance maternité.
     
    Je remarque également un appauvrissement progressif de la classe moyenne. Entre taxes et impôts, les primes d'assurances maladie et le loyer, il devient de plus en plus difficile de terminer le mois. Pour la plupart, se situant juste au-dessus de la limite pour toucher des subventions, il n'y a droit à aucune aide. Je m’opposerai ardemment à toute augmentation d'impôts ou de taxes.
     
    La libre circulation contribue fortement à l’appauvrissement des classes moyennes. Prioriser l’emploi pour les Suisses devient une nécessité plus qu’urgente. La paix sociale est aujourd'hui fragilisée.
     
    Tout cela, et bien d'autres choses aussi, fait partie du programme de l'UDC. Je promets de le défendre à Berne !