Marie-​Agnès, courtepointière​ - Page 4

  • Pourquoi je voterai oui à « stop mitage » ! 

    Cette initiative, que les jeunes UDC-GE soutiennent, me parait être une très bonne solution face au développement non contrôlé que connait notre canton depuis des années. Spectateur de la dégradation de notre qualité de vie, grâce à cette initiative, nous sommes enfin acteur en y mettant un holà et en envoyant un message clair à nos élus, qu’ils soient au Gd Conseil ou au Gouvernement.

    A chaque nouveau chantier, on nous promet plus de logements, une meilleure qualité de vie et même des places de travail, mais la vérité, c’est que nous héritons de toujours plus de nuisances sonores, de bouchons, de chômage, etc.

    Sans parler des milliers de mètres carrés chaque jour bétonnés en Suisse qui fait disparaitre une flore qui était particulièrement riche. En trente ans, la Suisse a perdu 50% de ses insectes, les oiseaux meurent de faim et c’est tout un équilibre qui s’écroule. C’est un désastre !

    Ironiquement, les jeunes Verts nous proposent une initiative qui permettra fort efficacement de limiter la politique de leur magistrat et aussi l’immigration de masse que leur parti a refusé de contrôler lors de l’initiative UDC « Contre une immigration de masse ». Car oui - soyons réaliste - moins de logements et plus de protection pour nos terres agricoles, cela nous obligera à être plus attentif et à mieux sélectionner les futurs arrivants.

    L’argument que la terre ne sera plus accessible pour les Suisses de la classe moyenne ne tient pas. La classe moyenne est loin de pouvoir s’offrir à Genève une parcelle de terrain pour se construire une villa. Les années soixante sont maintenant loin et nos salaires n’ont pas suivi le prix du mètre carré !

    Votez oui ! Genève implose !

    Votez oui ! Laissez du vert pour vos enfants !

  • Les citernes de la honte!

    S’il fallait une preuve, une seule, qui atteste du fait que le Conseil d’Etat se moque de la parole populaire. C’est bien celle-ci. En effet, voilà quelque dix-huit ans que les élus de la commune de Vernier, la population ou encore toutes celles et tous ceux qui résident à proximité, tel que moi qui habitent à 300 mètres, demandent à ce que soient déplacées les citernes d’hydrocarbures.

    Nul le contestera, des citernes remplies de produits toxiques et potentiellement explosifs plantées au beau milieu de zones commerciales et habitées apparaît dangereux, c’est le moins que l’on puisse écrire. Mais malgré ces demandes récurrentes et réaffirmées depuis tout ce temps, rien ne se passe. Les citernes ne bougent pas.

    Le sommet a même été atteint en 2012 lorsque Stéphane Valente, alors conseiller municipal UDC à Vernier, entame une grève de la faim pour dénoncer cette situation absurde et risquée. Sur la base de différents rapports d’experts, l’élu affirme que rien ne s’oppose au démantèlement de ces citernes. Il suffit pour cela que le Conseil d’Etat le décide. Un mois plus tard, il stoppera sa grève, le Grand Conseil ayant décidé, par le biais d’une motion, de déplacer ces cuves d’hydrocarbures.

    Ensuite? Rien ne bouge. Une nouvelle fois. Mais en janvier 2017, face à la menace terroriste, les élus de Vernier votent, à l’unanimité, une résolution demandant un renforcement des mesures de sécurité des sites de stockage pétrolier. «Elles sont actuellement insignifiantes, voire inexistantes, affirme un élu du MCG à la Tribune de Genève. Cela est d’autant plus grave que les citernes d’hydrocarbures, problématique sécuritaire majeure de notre canton, jouxtent plus de 5000 personnes, une autoroute, une ligne ferroviaire ainsi que l’aéroport».

    Dans ce contexte de zone urbanisée, le Municipal somme également le gouvernement cantonal, accusé d’immobilisme, «de prendre les mesures nécessaires au déplacement, à terme, des citernes». Réponse du Conseil d’Etat: «Nous avons la volonté de trouver des solutions visant à réduire les risques et les nuisances liées au stockage des hydrocarbures à Genève, mais les deux acteurs majeurs restent la Confédération, qui pose le cadre légal, et les pétroliers qui sont uniquement prêts à partir si on leur propose un autre lieu.»

    Un an plus tard, rien ne se passe. Les citernes sont toujours là, elles représentent toujours un risque évident, le Conseil d’Etat se dit impuissant, la volonté populaire n’est pas respectée et le privé l’emporte sur le public. Pire, d’ici quelques mois devrait débuter la construction d’immeubles d’habitation, dans le quartier de l’Etang, tout à côté des citernes. Quelque 1000 logements et 2500 emplois y sont prévus. Ça fait froid dans le dos.

  • Le Baron Tzigane - Que de talents si peu valorisés !

    Samedi j’ai assisté à la dernière représentation de l’opérette « Le Baron Tzigane » que le Grand-Théâtre nous proposait pour les fêtes de fin d’année.

    Ce qui devait être une sortie culturelle s’est doucement transformée en immense interrogation au fur et à mesure que la représentation avançait. Tout d’abord, l’opérette débute avec une une famille « cochon ». Un groin sur le nez et des oreilles sur la tête, ils viennent sur scène et repartent, laissant un public dubitatif. Le décor, quant à lui, se veut ludique en prenant comme modèle les jeux de sociétés que nous connaissons. Une sorte de Monopoly géant. J’ai senti qu’il y avait une recherche, mais le public demeurait peu enthousiaste et peu réceptif à toute cette création. Je cherchais le lien entre ce jeu géant et l’histoire que le metteur en scène souhaitait faire passer. Peut-être voulait-il mettre en corrélation le jeu de la guerre et du jeu des amours et des alliances ?

    Pour les costumes rien de transcendant, les chanteurs portent des habits des années 50 et les gitans se retrouvent fagotés en blouson noir. Rappelons que l'action se passe du côté de Temesvar et à Vienne en 1741, 24 ans après le siège de Belgrade. Bref, cela est totalement anachronique et cet aspect perturbant m’a vraiment dérangé durant tout le spectacle. Mais ce n’est que mon avis et ce n’est pas le pire.

    Ce qui m’a réellement déçue, ce sont ces trois scènes bien trop sexuées à mon goût et qui n’apportent absolument rien à cette production. Par exemple, lors de cette scène suggérant une partouze entre tous les acteurs/chanteurs jouant les bohémiens, le malaise était palpable dans le public. Je me suis toujours amusée à penser que les producteurs mettant du sexe dans leurs créations manquaient sérieusement de confiance en leur projet. Prendre le spectateur pour un obsédé avare de sexualité pour mieux vendre, m’a toujours profondément agacée.

    Mais mes pensées compatissantes s’envolaient surtout vers cette magnifique interprète de Saffi, Eleonore Marguerre, qui passe un acte entier en culotte et chemisette sur scène. Toutes ces années de sacrifices et d’apprentissage de l’art lyrique pour atteindre un niveau aussi accompli que le sien et la voir sur scène en culotte… Quel cruel manque de respect et de considération.

    Finalement, les seuls éléments appréciables de cette opérette qui a connu un succès retentissant lors de sa sortie en 1885 à Vienne, sont ceux restés fidèles à l’œuvre originale. C’est-à-dire, les musiciens et les chanteurs ! Ils se sont merveilleux bien débrouillés malgré ces scènes douteuses et ce décor en inadéquation totale avec la trame de l’histoire. Que de talents si peu valorisés !

    En sortant des représentations, j’aime laisser traîner mes oreilles en passant à côté les spectateurs. Et bien mon sentiment global semblait être partagé par tous, une déception et un grand questionnement sur beaucoup d’éléments et de choix scéniques. N’étant que peu enthousiaste pour les mises en scènes contemporaines et étant néophyte dans le domaine, je pensais être seule déçue, et bien non. Mes oreilles traînantes m’ont confortée dans mon opinion. Il y a beaucoup de spectateurs plus traditionnels et ils font également partie du public. Il serait judicieux pour le Grand-Théâtre de revoir ses productions et surtout ses mises en scène car leurs artistes méritent d’avoir des spectacles à la hauteur de leur talent !

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    Photo provenant du site RFI